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Tina Seelig : “Ce que j’aurais voulu savoir à 20 ans dans un monde post-covid”

Tina Seelig, auteure de best-sellers internationaux et directrice exécutive du programme Knight Hennessy Scholars de l’université de Stanford, est une entrepreneure, une neuroscientifique et une enseignante émérite. Dans What I Wish I Knew When I Was 20 (Ce que j’aurais aimé  savoir quand j’avais 20 ans), elle partage ce qu’elle enseigne à ses élèves : des histoires provocantes, des conseils inspirants et une bonne dose d’humilité et d’humour. Retour pour Forbes France sur sa vision du monde post-covid.

• Quel est votre conseil pour un jeune de 20 ans dans un monde post-Covid ?
Tina Seelig : Les transitions majeures de la vie telles que quitter l’environnement protégé de l’école ou commencer une nouvelle carrière peuvent être intimidantes. Il est effrayant de faire face à un mur de choix, sachant que personne ne nous dira si nous prenons ou non la bonne décision. Il n’y a pas de chemin ou de recette du succès clairement délimité. Même déterminer comment et par où commencer peut être un défi car le monde s’ouvre et les possibilités sont infinies. La pandémie a été une grande discontinuité dans toutes nos vies, nous permettant de voir le monde et nous-mêmes différemment. Cela nous aforcés à sortir de notre zone de confort et nous a mis au défi de tout remettre en question. Cela nous a permis d’avoir des expériences très différentes, comme travailler à la maison et se connecter avec ceux qui nous sont chers de nouvelles manières. C’est le moment idéal pour repenser ce qui est important pour vous, où vous voulez aller et comment vous y arriverez.

Cette crise a aussi poussé l’innovation. Quelle est votre définition de la créativité avec contrainte  ?
Tina Seelig : Pendant la pandémie, j’ai beaucoup réfléchi à l’importance des contraintes dans la créativité. Au début du confinement, la créativité s’est épanouie de bien des manières. Nous avons exploité les contraintes et trouvé des moyens d’enseigner à distance, de faire de l’art collectivement et de gérer les entreprises différemment. Au fil du temps, les contraintes sont devenues limitantes et épuisantes. Nous sommes passés de l’impression de faire un voyage ensemble pendant une période difficile, à nous sentir horriblement accablés par les limitations. C’est une leçon puissante que les contraintes, par exemple liées au Covid, qui ont stimulé la créativité à court terme peuvent aujourd’hui l’inhiber à long terme.

Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la façon d’enseigner efficacement la créativité ?
Tina Seelig : J’enseigne la créativité depuis vingt ans et j’ai vu des individus s’épanouir avec quelques outils qui leur permettent de libérer leurs talents créatifs.

  1. La première est de savoir que la créativité est une compétence qui peut être améliorée, tout comme les mathématiques, les sciences, l’art ou le football. C’est le principe de perfectibilité qui nous définit en tant qu’homme.
  2. Deuxièmement, fournir des outils pour améliorer la créativité. Il s’agit par exemple d’examiner un problème sous différents angles (recadrage), comment remettre en question les hypothèses sur ce qui est possible et comment réfléchir pour générer un grand nombre de solutions.
  3. Troisièmement, il est important d’ajuster votre attitude, ou votre état d’esprit, pour voir les problèmes comme des opportunités. Renverser la logique de l’échec ou de la contrainte pour en donner un sens plus positif.
  4. Enfin, il est essentiel de développer une base de connaissances qui vous donne des outils pour votre résolution créative de problèmes. Vous ne pouvez pas inventer une voiture volante à moins de connaître l’ingénierie, et vous ne pouvez pas trouver un remède contre le COVID sans connaître la biologie.

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